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Sport
« Atterrir en parachute au pied de la Tour Eiffel, ça ne s’oublie pas ! »Jean-Michel Poulet, directeur technique national adjoint de la Fédération Française de Parachutisme.« Je suis un peu comme Jeannie Longo ! J’ai passé de nombreuses années dans le sport de haut niveau. » Comme l’inépuisable cycliste française, Jean-Michel Poulet peut être fier de sa longévité sportive. Mais la comparaison s’arrête là car l’homme est… parachutiste. A 47 ans, il est entraîneur national de voile contact. Après 26 ans de pratique du parachutisme et près de 11 000 sauts, il vient de mettre un terme à sa carrière de compétiteur. Engagé dans l’Armée de l’Air à 17 ans, l’homme y a découvert le sport qui allait plusieurs fois le consacrer champion. Son palmarès est impressionnant : 12 titres de champion du monde et autant de vice-champion du monde, 2 titres de champion d’Europe et 14 titres de champion de France. « J’ai remporté ces compétitions dans le civil. Après m’être engagé, je me suis inscrit au club de Besançon-La Vèze dans lequel je suis toujours licencié aujourd’hui. » Jean-Michel Poulet accomplira son tout premier saut sous l’uniforme. « C’était très impressionnant et brutal, j’ai eu un peu peur ! » avoue l’homme. Très vite, il prend goût au parachutisme et devient un spécialiste de la voile contact, l’une des disciplines de ce sport extrême. A 4 ou à 2, voiles ouvertes, il s’agit d’enchaîner une série de figures imposées en posant les pieds sur la voile de l’un de ses partenaires : « c’est très physique et également risqué car à tout moment on peut s’emmêler dans les voiles des autres. La montée d’adrénaline est sans pareil. » Sans pareil également le saut que Jean-Michel effectue avec l’animateur de télévision Nicolas Hulot : « Pour la 300e émission d’Ushuaïa, j’ai fait un saut à ses côtés et nous nous sommes posés au pied de la Tour Eiffel, sur le Champ de Mars. Impossible d’oublier ça ! » Il y a eu également le bicentenaire du débarquement, à Londres, au cours duquel le sportif et son équipe ont montré l’étendue de leur talent à la Reine d’Angleterre en se posant dans Hyde Park. En 2003, ce natif de Besançon quitte l’Armée et obtient un professorat de sport à l’INSEP* de Paris. Presque immédiatement, Jean-Michel Poulet est recruté par le Ministère de la Jeunesse et des Sports qui le place auprès de la Fédération Française de Parachutisme. Depuis l’année dernière, il y est d’ailleurs directeur technique national adjoint : « je m’occupe des équipes de France dans toutes les disciplines du parachutisme : la voile contact, la voltige, le vol relatif (en chute libre), les disciplines artistiques et le canopy piloting (slaloms sous voile). C’est aussi prenant que motivant » confie-t-il. Avec ce poste à responsabilité, Jean-Michel Poulet pratique moins le parachutisme. En juillet dernier, il a participé à sa dernière compétition en Russie, dans la République du Tatarstan. Son équipe y a remporté deux médailles, en argent et en bronze: « C’est difficile de raccrocher, je suis parfois un peu nostalgique. Mais j’ai d’autres choses qui m’attendent, tout aussi passionnantes. Je relativise ! » Prochain défi de Jean-Michel Poulet : la création d’un pôle d’excellence en parachutisme à Besançon, « une structure de perfectionnement qui pourrait accueillir des équipes espoirs. » * Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance Plus d'infos : www.ffp.asso.fr - http://parabesancon.free.fr/ |
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