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Qui était Edgar Faure ?

Avocat talentueux, homme politique brillant, orateur hors pair, historien, académicien, polyglotte, mais aussi auteur de romans policiers, pianiste et parolier… Mais qui était vraiment Edgar Faure ?

Edgar Faure, président de la Région de Franche-Comté 1982-1988

L'Edgar, comme l’appelait familièrement les Montagnons du Hauts Doubs, est né à Béziers (Hérault) le 18 août 1908. Brillant élève, il décroche son bac à 15 ans, apprend le russe à l’Ecole de langues orientales tout en suivant des études de droit. Etudes qui le conduisent à la profession d’avocat. Licencié à 19 ans, il s’inscrit à 21 ans au barreau de Paris. Il est le plus jeune avocat de France. Malgré un petit cheveu sur la langue, il sait  séduire et convaincre bien des auditoires.

Edgar Faure l’avocat, le défenseur

En 1942, quand il part en Tunisie, pour protéger sa femme Lucie Meyer -juive- et sa fille des lois de Vichy, il se met au service du gouvernement du général de Gaulle à Alger et du comité français de Libération nationale. A la Libération, de retour à Paris, Edgar l’avocat, est désigné par De Gaulle pour être procureur général adjoint au Tribunal militaire international de Nuremberg. En 1946 il décide d’entrer en politique avec passion, tout en étant très présent dans les affaires politiques locales et nationales, Edgar Faure  assure des missions diplomatiques : rencontre de Mao Tsé Toung en Chine, de Fidel Castro à Cuba.

L’homme côté privé

Si le travail occupe la majeure partie de son temps, littérature, art ou encore musique ont beaucoup d’importance pour lui. Il écrit des romans policiers: avant la guerre de 39-45, il a déjà à son actif deux romans Pour rencontrer M. Marsches et L’installation du président Fritz-Mole. Le plus connu reste M. Langois n’est pas toujours égal à lui-même qu’il publie sous le pseudonyme d’Edgar Sanday (« sans d »). Côté ouvrages d’analyse, La disgrâce de Turgot, Pour un nouveau contrat social ou encore ses Mémoires lui vaudront d’être nommé, en 1978, à l’Académie française.

Bibliographie

  • Pascal : le procès des provinciales, Firmin Didot, 1930
  • Le pétrole dans la paix et dans la guerre, Nouvelle revue critique, 1938
  • Le serpent et la tortue (les problèmes de la Chine populaire), Juillard, 1957
  • La disgrâce de Turgot, Gallimard, 1961
  • La capitation de Dioclétien, Sirey, 1961
  • Prévoir le présent, Gallimard, 1966
  • L'éducation nationale et la participation, Plon, 1968
  • Philosophie d'une réforme, Plon, 1969
  • L'âme du combat, Fayard, 1969
  • Ce que je crois, Grasset, 1971
  • Pour un nouveau contrat social, Seuil, 1973
  • Au-delà du dialogue avec Philippe Sollers, Balland, 1977
  • La banqueroute de Law, Gallimard, 1977
  • La philosophie de Karl Popper et la société politique d'ouverture, Firmin Didot, 1981
  • Mémoires I, « Avoir toujours raison, c'est un grand tort », Plon, 1982
  • Mémoires II, « Si tel doit être mon destin ce soir », Plon, 1984
  • Discours prononcé pour la réception de Senghor à l'Académie française, le 29 mars 1984
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