Culture
« Notre région représente un excellent terrain pour les musiques actuelles »

Manou Comby, directeur de La Rodia, Scène de Musiques Actuelles de Besançon
Manou Comby, directeur de La Rodia, Scène de Musiques Actuelles de Besançon
Manou Comby a toujours baigné dans la musique et les projets collaboratifs. A 53 ans, ce Franc-Comtois pure souche arrive aujourd’hui aux commandes de La Rodia, la toute nouvelle Scène de Musiques Actuelles de Besançon, pour de nouveaux projets culturels.
« J’ai eu la chance de grandir dans un environnement propice aux découvertes musicales comme le blues, le jazz, le rock américain… » Jurassien « issu de la génération rock-and-roll », Manou Comby abandonne sa formation d’infirmier en psychiatrie pour s’investir dans le milieu associatif via la Maison des Jeunes et de la Culture de Lons-le-Saunier. Ses motivations ? « Je défends le fait que tout concert a une très forte vertu socialisante et mobilisatrice, à l’instar du sport. Par ailleurs, dans les années 80 est apparue une vraie prise en compte des nouvelles cultures par les pouvoirs publics. Le rock s’est alors décomplexé, structuré et ma carrière s’est peu à peu dessinée. »
En 1990, Manou Comby suit une formation de « Manager du monde de la musique » puis crée avec un associé la société Anatole Organisation à Larnod. Sa vocation : « Organiser des concerts et développer la carrière de musiciens francs-comtois. Liées au passé ouvrier, les musiques actuelles ont une forte histoire dans notre région : Hubert-Félix Thiéfaine, Ange, Aldebert... La Franche-Comté représente un excellent terrain pour ces pratiques. » Dans son Jura natal, Manou Comby participe par exemple à la création du festival Azimut, manifestation de blues et de musiques du monde qui compte aujourd’hui 21 éditions. En 1998, il arrive à la tête d’une nouvelle salle de spectacle bisontine : Le Cylindre. Pendant douze années, cette structure offre à Manou Comby les moyens de soutenir des musiques d’ici et d’ailleurs : « L’offre est énorme, il est tout à fait possible d’éviter les productions de masse et d’offrir de la qualité » soutient-il.
Aujourd’hui, Le Cylindre passe le flambeau à La Rodia érigée sur les rives du Doubs, face au centre historique de Besançon. Elle va ouvrir ses portes le 27 janvier 2011 et entamera sa programmation avec des artistes comme le trompettiste Erik Truffaz, les rockeurs américains de Nashville Pussy, le clarinettiste David Krakauer mais aussi Dirtyphonics, Yael Naim… « La Rodia va montrer la réalité des musiques actuelles d’aujourd’hui et accompagner la pratique et la formation artistiques. Objectif : l’occupation permanente. Ce type de structure n’a pas d’équivalent dans la Grande Région » s’enthousiasme Manou Comby. Equipée de studios de création et d’un centre d’information, La Rodia s’apprête par exemple à accueillir le groupe de rock bisontin Slide on Venus pour la préparation d’un concert à l’Olympia. Un projet qui illustre les ambitions du directeur : « La Rodia a le pouvoir de rayonner bien au-delà des frontières de la région. Je souhaite qu’elle devienne une véritable maison de la musique investie par les musiciens et les acteurs culturels. »
Plus d'infos :
Voir le talent de Slide in Venus : « Besançon détient une vraie richesse musicale »
Le site de La Rodia : www.lecylindre.com
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