Agriculture
« Rocaille, c’est une top »
Jean-Louis et Victor Bernard, éleveurs de Montbéliarde
Jamais deux sans trois
2007 : Jean-Louis Bernard et son fils Victor présentent pour la troisième fois leur Montbéliarde de concours au Salon de l’agriculture à Paris. « L’an passé, elle a décroché la 3e place et a été primée Meilleure mamelle adulte ! » Alors, pour la troisième année, ils récidivent pour décrocher le gros lot. Cette année-là, Rocaille a tout juste 7 ans et elle est belle comme un mannequin. C’est donc ce top modèle qui a été choisi par son éleveur pour représenter l’élevage jurassien au 44e Salon international de l’agriculture (SIA), Porte de Versailles à Paris.
Défilé du top modèle
Après avoir été pomponnée, bichonnée, choyée, Rocaille défilait devant le jury du Concours général agricole, section Vaches montbéliardes adultes. Jean-Louis, ému, est dithyrambique : « Rocaille, c’est une top. Elle est grande, fine, elle a une superbe mamelle, de bons membres. C’est un peu comme un top modèle féminin que l’on voit dans les magazines. » Connaisseur et passionné, l’agriculteur de Chilly-sur-Salins : « Quand on est agriculteur, c’est un rêve de faire les concours nationaux. Il faut des années et des années de passion, de travail, de sélection pour y parvenir et réussir à obtenir une vache aux qualités génétiques reconnues. Alors oui, c’est une vraie fierté ! »
Les mamelles du destin
Des quarante vaches étaient présentées aux sélections nationales, une demi-douzaine à peine restait en lice pour Paris, dont Rocaille représentant le Jura. Les Montbéliardes du Doubs et de la Haute-Saône atteindront peut-être la finale aux côtés de la Jurassienne. Cette fois, Jean-Louis n’a pas fait défiler lui-même sa bête de concours. « Mon fils Victor a présenté Rocaille tout seul. C’était une première pour lui. » À 20 ans, il reprend l’exploitation familiale. Il semblerait que le jeune homme soit atteint du virus paternel… pas de titre pour le pis, mais tant pis, Rocaille a encore une longue carrière devant elle.