| Toute l'actualité | Conseil régional | Politiques régionales | Services en ligne | Infos pratiques | La Franche-Comté |
|
Gastronomie
“J’aime en avoir plein les mains et me lécher les doigts”Alain Dal Gobbo, chocolatier à Eloie (90)C’est par gourmandise qu’Alain Dal Gobbo est devenu chocolatier. “J’aime en avoir plein les mains et me lécher les doigts”, se délecte cet artisan qui ne peut résister à la tentation de “goûter” au moins 200 grammes de chocolat par jour ! “Surtout les chardons, vers 11 heures le matin, précise-t-il, quand les papilles sont en éveil.” Gamin, il est fasciné par la vitrine d’un grand pâtissier d’Annecy, et comprend bien vite qu’il ne pourra s’offrir ce luxe qu’en entrant en apprentissage. C’est ainsi qu’Alain Dal Gobbo commence comme apprenti pâtissier chocolatier confiseur glacier, à 14 ans, au “Fidèle berger”, la fameuse pâtisserie tant convoitée. Doué et surtout très motivé, il obtient son CAP en dix-sept mois (au lieu de trois ans à l’époque). L’amour pour celle qui deviendra à la fois sa femme et son associée le conduit à Belfort où il s’installe au “Dalmatien gourmand” et où il invente un concept qui fera sa renommée : la fabrication de chocolats dans sa vitrine, devant les passants. Aujourd’hui, l’artisan a monté son laboratoire dans sa maison à Eloie, près de Belfort, et parcourt la France des foires expositions pour exporter les “Belles comtoises”, ces petites vaches montbéliardes à croquer, et les “Facettes du Territoire”, notamment celles au citron ou les feuilletées lait, particulièrement savoureuses… Ambassadeur du savoir-faire franc-comtois, il est aussi prophète en son pays : avant les fêtes de Pâques et de Noël, ses clients se bousculent dans son laboratoire lors de journées portes ouvertes. Intarissable sur le chocolat et la manière de le travailler, il aime accueillir des cars de visiteurs et des écoles pour leur faire découvrir les arômes les plus secrets des crus de cacao. Cet amoureux des bons produits et de la tradition utilise du chocolat réalisé exclusivement à partir de fèves de cacao du Venezuela et il est l’un des derniers à confectionner lui-même son praliné. Non, le (bon) chocolat ne fait pas grossir, parole de chocolatier ! |
||