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Gastronomie
« Mon grand-père était déjà un bosseur. Ma grand-mère, elle, faisait très bien la cuisine »Romuald Fassenet, chef cuisinierBienvenue à Sampans« Ce n’est pas parce que nous avons peur que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas que nous avons peur. » Cette phrase de Sénèque s’applique bien à Romuald Fassenet. Savourer, cuisiner, faire plaisir et rester simple sont les épices et le sel du parcours du chef du Bec Fin. Ce chef a récemment emménagé à Sampans, dans une splendide demeure du XVIIIe siècle, à deux pas de Dole, la ville de ses premiers amours culinaires. « Ce lieu m’a plu tout de suite, avoue Romuald Fassenet. Avec l’architecte, j’ai tout conçu, de A à Z : les aménagements intérieurs, le parc, la piscine… » Saveurs audacieusesQuand il parle de sa nouvelle demeure, ce jeune chef s’enthousiasme, s’enflamme. « J’aime l’idée d’être libre et chez moi. J’ai même prévu une table pour que les clients puissent venir manger en cuisine… » Un oeil sur tout, il s’investit, met la main à la pâte et n’hésite pas à salir ses chaussures dans les gravillons. « Mon grand-père était déjà un bosseur. Ma grand-mère, elle, faisait très bien la cuisine. » Lui, il aime les produits locaux et surtout que les « gens comprennent les plats qu’ils mangent ». À sa table, les saveurs audacieuses aux noms croustillants se combinent astucieusement : gâteau de noisettes à l’ail des ours, ris de veau clouté d’asperges vertes, cappuccino de pois frais accompagné de grenouilles sautées aux noisettes. Né sous une bonne étoileIci, tout est pensé pour que le client se sente convié généreusement dans une parenthèse enchantée. « Nous aurons huit chambres également, dont une avec vue directe sur la piscine. » On admire ce cuisinier-entrepreneur de 34 ans, marié à Catherine et père de deux petites filles, qui parle de ses bouts d’choux comme il parle de ses travaux. Avec chaleur. « En cinq ans, j’ai déjà reçu beaucoup : mon étoile au Michelin, le titre de meilleur ouvrier de France, mes enfants… Alors j’ai envie de donner plein de bonheur. » L’ancien disciple de Jean-Paul Jeunet est-il un homme heureux ? « J’ai beaucoup de chance », ajoute-t-il avec simplicité. |
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